La banalisation de la haine

0 Partages

Le constat est là, ces derniers temps un nouveau type de sénégalais s’annonce comme un intrus dans notre commune volonté de vivre ensemble. Depuis quand un sénégalais jubile pour la mort de son prochain ? Qu’est-ce qui gomme progressivement notre sentiment d’humain ? En quoi serait la spécificité humaine si ce n’est plus la compassion sociale ? Pour répondre à cette problématique, il me semble important de s’interroger sur l’environnement social qui constitue l’une des indices nous permettant d’avoir une vision approximative de ce que serait son habitant. Ainsi parler de l’environnement social nous renvoie automatiquement dans l’espace où l’homme passe la plupart de son temps et ces lieux sont sans conteste les réseaux sociaux. Ces derniers sont les lieux de rencontre par excellence de la génération l’an deux mille. Et cela a un impact très significatif sur l’éducation et le comportement de l’individu. Que serait l’influence des réseaux sociaux sur la conduite de nos enfants ? Commençons d’abord dans les maisons. Auparavant, autour de la télévision, le père donnait des cours à ses enfants sur des problématiques sociales afférentes à leur environnement. La mère également discutait toujours avec ses enfants dans la salle comme dans les autres endroits qui favorisaient le dialogue. Mais hélas, aujourd’hui avec les smartphones, on est plus loin de celui qu’on est plus proche. On peut rester dans la même salle sans avancer un seul mot, chacun se concentre sur son téléphone et regarde la page qui lui convient. Posons simplement cette question pour voir : qui éduque qui ? On prive le père de pouvoir éduquer correctement ses enfants mais également l’enfant est dans un environnement qui montre tout et qui n’interdit rien. Ce qui fait que les comportements étrangers dont nous constatons aujourd’hui nous paraissent quasiment paradoxales car ils sont anti-sénégalais. Prenons l’exemple des gens qui publient aisément la vie privée d’un citoyen pour le simple plaisir de briser sa carrière. Un homme qui filme ses parties intimes pour se faire plaisir ou pour faire plaisir à une personne. Alors que y’a vingt ans de cela, on exigeait à l’homme comme la femme de porter deux vêtements pour honorer la sacralité des parties intimes. Mais puisse que notre thème est la banalisation de la haine, l’idée qui nous importe ici est que : il existe des homme qui n’hésitent pas à dévoiler sans pitié ni morale les secrets de leurs semblables. Chacun parmi nous a des secrets qu’il garde et qu’on garde également pour lui, et Dieu garde tous les secrets et pourtant IL ne les a jamais extériorisé. Donc retenons simplement que l’éducation de base de nos enfants nous a carrément échappée, et ce sont ces mêmes éléments qui se retrouvent des les réseaux sociaux comme dans les rencontres publiques. Tout se passe dans les réseaux sociaux, une liberté sauvage qui les rend inhumains. A la mort d’un être humain, on se permet de dire des propos inadmissibles sans penser à sa famille et ses proches et à Dieu lui-même. Chacun fait ce qu’il veut, oubliant que les sanctions judiciaires sont suppléantes des principes moraux, ceux sans quoi l’humain devient un bête. Aux réseaux sociaux certains réagissent comme des animaux, ils y déversent leur mauvaise éducation expliquée précédemment. On y trouve également des gens qui insultent nos marabouts, manquent de respect nos notables, s’en moquent de nos réalités les plus sacrées.

Rappelons que la machine est un instrument créé par l’homme, elle ne peut à aucun cas nous pervertit au point de nous rendre tous des ennemis. Pourquoi on est fou devant l’ordinateur ? La machine ne se manipule pas, on la manipule, elle ne se programme pas, on la programme, je pense que cette lourde responsabilité inhérente à l’homme doit nous rendre conscient à notre statut humain qui doit guider nos actes de tous les jours. Une chose à préciser, si vous rencontrez les mêmes personnes dans la vie courante, vous avez l’impression qu’ils ne sont pas les mêmes. On peut donc retenir que socialement ils restent humains mais devant le petit écran ils se métamorphosent. Ce qui doit s’inspirer les autorités politiques et administratives de mettre en place des règles applicables pour le respect de la déontologie humaine. Certes y’a la cybercriminalité mais cela ne suffit pas pour mettre en terme tous les crimes virtuels. Il est donc temps qu’on y réfléchisse car cette banalisation de la haine causée par les TIC est un danger pour la paix et la cohésion sociale. El Hadji Madiaw Diaw maître en philosophie.

0 Partages

Mouhamed junior DIOP

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Next Post

La solution rousseauiste au problème de la représentation en politique - Par Papa Diomaye Ngom

2 semaines ago
0 PartagesPartagezDe toutes les créatures, l’homme se présente comme étant le seul être qui ne peut pas se passer de la vie politique, il a besoin de la politique pour vivre et pour organiser sa vie. Dans cette organisation politique, on peut déceler deux entités: Celle qui organise et celle […]

Follow us

Don't be shy, get in touch. We love meeting interesting people and making new friends.

0 Partages
Partagez